Une recharge… mais à quel prix ?
La Direction permet aux salariés de recharger leur véhicule électrique personnel sur site, moyennant paiement via une carte FreshMiles, à un tarif de 40 cts/kWh.
La CFE-CGC comprend l’enjeu URSSAF lié à l’avantage en nature en cas de recharge gratuite, mais s’interroge sur ce tarif et en explique les raisons.
🏢 Une politique orientée vers les besoins internes
La Direction affirme ne pas vouloir que les bornes sur site deviennent un point de recharge privilégié pour tous.
👉 L’objectif est de prioriser :
- les véhicules de fonction (commerce et services)
- les véhicules de statut (VP, Directeurs)
La recharge sur le lieu de travail est présentée comme un service améliorant :
- le quotidien
- l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle
💸 Un prix étonnamment élevé
Le tarif de 40 cts/kWh correspond aux prix des bornes publiques.
Mais plusieurs éléments interrogent :
- Schneider dispose d’une énergie à coût réduit
- les bornes ne supportent pas de frais d’hébergement sur de nombreux sites
- Schneider utilise ses propres infrastructures de recharge
👉 Ce positionnement tarifaire apparaît donc décalé par rapport aux coûts réels.
🌱 Pour une décarbonation… lente
Schneider promeut activement la décarbonation :
- auprès de ses clients
- dans sa flotte de véhicules
Mais incite peu ses propres salariés à adopter la mobilité électrique.
👉 Pourtant, le scope 3 inclut les trajets domicile–travail, un levier majeur de réduction de l’empreinte carbone.
⚠️ Le vrai problème : le manque de bornes
Le principal frein reste le manque d’infrastructures.
👉 Ce manque limite de fait :
- l’accès à la recharge
- l’adoption de la mobilité électrique individuelle
La CFE-CGC pointe également une incohérence :
➡️ Schneider affiche une stratégie de décarbonation ambitieuse, mais s’en écarte dans sa mise en œuvre interne.
❗ Une stratégie à revoir
Le tarif est présenté comme « sans marge », mais :
- cette justification manque de crédibilité
- elle ne favorise pas la transition vers une mobilité décarbonée
👉 Elle donne plutôt le sentiment d’un usage réservé en priorité à l’entreprise elle-même.
✅ Conclusion : les demandes de la CFE-CGC
La CFE-CGC demande :
- une reconsidération de la stratégie de recharge sur site
- un déploiement plus massif des bornes
- un tarif plus favorable pour les salariés
Objectif :
👉 accompagner réellement la décarbonation, tout en respectant :
- la qualité de vie au travail
- les règles URSSAF
Schneider Electric a les moyens d’être :
« Fair, Green, Compassionate and High impact. »


