Un ras-le-bol face au double discours
Si nous nous sommes habitués au double discours entre la présentation des résultats aux investisseurs et la mesure de performance des salariés, cette année, trop c’est trop !
L’ensemble des salariés de Schneider ne serait donc pas contributeur de cette année exceptionnelle à :
- 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires (record historique)
- +0,5 point d’EBITA (attendu par le marché)
👉 Et pourtant, ils se verront gratifiés d’un ridicule 72,7 % de STIP sur la part Groupe.
📊 Aux marchés financiers, des sourires… aux salariés, des grimaces
Regardez l’indicateur sur la croissance de l’EBITA organique : +0,5 point.
👉 Le COMEX se félicite devant les marchés :
« regardez, on a fait ce qu’on avait dit »
👉 Et en même temps, aux salariés :
« vous n’avez pas été à la hauteur ! »
Les annonces aux investisseurs correspondent aux bornes minimales du STIP.
➡️ Résultat :
- critères atteints pour les marchés
- rémunération nulle ou dégradée pour les salariés
Et pour bien faire passer le message :
« Comme toujours, VOUS êtes invités à réfléchir à cette performance mixte… »
👉 Le “VOUS”, ce sont les salariés. Ceux qui auraient « raté » la performance.
🧨 2025 : une année vraiment difficile ?
« Les années difficiles sont celles où la culture de haute performance prend tout son sens. »
Mais de quelles années parle-t-on ?
👉 Celles vécues par les salariés :
- réduction des SFC
- baisse des prestataires et intérimaires
- plan déguisé Leadership Simplification
- objectifs de productivité et de vente jugés excessifs
- règles de distribution du STIP peu transparentes
👉 Oui, 2025 a été difficile.
Mais fallait-il en plus ajouter du mépris avec ce double discours ?
❌ Un incentive… pour démotiver ?
Comment continuer à présenter le STIP comme un levier de motivation ?
👉 Cet “incentive”, il incite à quoi ?
La CFE-CGC interpelle directement la direction :
➡️ Quel niveau d’engagement souhaitez-vous réellement obtenir ?
Avec ce type de partage des résultats, on est à des années-lumière d’un outil de motivation.
⚖️ Double lame : STIP + intéressement
Et ce n’est pas tout.
👉 L’intéressement groupe sera lui aussi impacté, probablement au même niveau, voire pire.
- Part territoire estimée autour de 2,1 % (pour un max de 5 %)
- Soit environ –20 % par rapport à 2024
👉 Encore une fois, décalage entre :
- résultats annoncés aux marchés
- partage réel de la valeur
📢 Une réaction attendue
La CFE-CGC dénonce une politique d’“incentive” (STIP / SIP / intéressement) :
- déconnectée de la réalité
- contraire à l’esprit de loyauté envers les salariés
Selon elle :
- les objectifs fixés sont devenus inatteignables
- la direction est piégée par ses propres ambitions
- aucun mécanisme correctif crédible n’existe aujourd’hui
👉 La direction doit réagir avec dignité face au malaise et à la colère générés.
Sans réponse, un risque apparaît :
➡️ un désengagement progressif des salariés, proportionnel au sentiment d’injustice.
🧠 Engagement et reconnaissance
Les salariés de Schneider Electric sont-ils sous emprise ?
Se laisseront-ils encore endormir en espérant des jours meilleurs ?
Sans appeler à la grève, la CFE-CGC propose de marquer le coup :
👉 notamment via les réponses à l’enquête One Voice.
✅ Conclusion : les demandes de la CFE-CGC
La CFE-CGC demande :
- un paiement des objectifs basé sur des critères cohérents
👉 avec rémunération dès l’atteinte de la borne basse (comme pour l’intéressement) - un ajustement spécifique pour la France
👉 via un bonus d’intéressement ou une décote exceptionnelle sur le WESOP 2026


