Droit à la déconnexion

Arrêt maladie, outils professionnels et accompagnement CFE-CGC

Ce que dit la Cour de cassation

Dans une décision du 25 mars 2026, la Cour de cassation s’est prononcée sur une situation impliquant un chef d’agence, cadre dirigeant, placé en arrêt maladie.

Le salarié avait continué à intervenir sur certains dossiers : clôtures mensuelles, signatures de contrats, arbitrages de primes. Après son licenciement pour inaptitude, il a réclamé des dommages-intérêts pour violation de son droit à la déconnexion.

La décision

La Cour de cassation rejette sa demande.

Aucun élément ne démontrait une obligation de traiter les courriels reçus. La majorité des messages étaient des notifications automatiques et le salarié s’était connecté spontanément, sans contrainte ni sollicitation de l’employeur.

Ce qu’il faut retenir

PREUVE

Le droit à la déconnexion reste entier, mais il faut pouvoir prouver une sollicitation ou une contrainte de l’employeur.

Connexion spontanée Elle ne suffit pas forcément à engager la responsabilité de l’employeur.
Sollicitation active Elle peut rester sanctionnable pendant un arrêt maladie.

Concrètement, pendant un arrêt maladie

1

Ne vous connectez pas aux outils professionnels.

2

Conservez les traces de tout message reçu impliquant une réponse ou une action.

3

Documentez toute pression, même implicite, afin de pouvoir être accompagné efficacement.

Vous êtes cadre et votre emploi est menacé ?

Une proposition de départ vous est faite ? Ne restez pas seul(e).

La CFE-CGC met à votre disposition son service juridique spécialisé pour vous accompagner.

  • Analyser votre situation.
  • Négocier les meilleures conditions de départ.
  • Préparer la suite de votre parcours professionnel.
Notre objectif : protéger vos droits et optimiser votre employabilité.

Une question à poser au CSE ?

La CFE-CGC peut se faire votre porte-parole.

Votre demande sera analysée et portée au CSE concerné, en toute confidentialité.

Vos contacts

Vos élus CFE-CGC Schneider Electric

Contactez-nous par mail